11.04.2008
Les menaces qui pèsent sur le corail
Les récifs coralliens forment un écosystème riche et fragile. Riche car en occupant seulement 0,1% de la surface des océans, ils abritent 30% des espèces marines connues, fragile car il subit de nombreuses menaces auxquelles il résiste mal.
Trouve les mots qui correspondent à ces menaces en répondant à ces devinettes « qui suis-je ? »
1. J’ai la forme d’un astre, ma bouche est au centre de mon corps et l’espèce « Acanthaster » détruit le corail, qui suis-je ?
2. Je me présente sous forme de fuite de carburant ou de déchets industriels, qui suis-je ?
3. Je suis un tourbillon de vents violents qui détruit tout sur son passage, qui suis-je ?
4. J’utilise un filet qui racle les fonds marins, qui suis-je ?
5. Je suis moitié poisson, moitié oiseau dans mon nom, et je broute le corail, qui suis-je ?
6. Je peux être un collier ou un bracelet et je suis parfois réalisé en gorgone, qui suis-je ?
7. Les activités des hommes participent au réchauffement climatique qui a des conséquences sur le niveau des océans, qui suis-je ?
8. Mon activité consiste à bâtir des maisons en corail sur les îles proches des récifs, qui suis-je ?
Lorsque tu as trouvé les 8 menaces citées dans ces énigmes, essaie de les classer par catégories : les menaces naturelles, les menaces dues à l’homme directement, les menaces dues au réchauffement climatique.
Ce corail est victime du phénomène de blanchissement : il n'a pas toléré l'élévation de la température de l'eau et a expulsé la petite algue qu'il héberge (la zooxanthelle) et qui lui donne ses belles couleurs. Le blanchissement du corail entraîne sa mort. Photo Greenpeace prise sur la Grande Barrière de corail.
Réponses :
1.l’étoile de mer Acanthaster, 2.la pollution marine, 3.le cyclone, 4.la pêche au chalut, 5.le poisson perroquet, 6.les bijoux de corail, 7.la montée des océans, 8.la construction en corail.
Menaces naturelles : 1-3-5
Menaces humaines : 2-4-6-8
Menaces dues au réchauffement climatique : 7
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : coraux, corail, menaces, écologie, exposition, océanopolis
28.03.2008
Adieu au dauphin de Chine
Chaque année de nouvelles espèces animales sont menacées d’extinction. Des espèces terrestres et marines. L’été dernier, ça a été le tour du dauphin de Chine ou dauphin de Baiji ou dauphin du fleuve Yang Tsé Kiang d’être rayé de la carte…
Il n’a pas été officiellement déclaré disparu car il faut attendre de ne plus voir d’individus pendant 50 ans pour cela, mais en réalité, c’est tout comme !
C’était un de ces dauphins d’eau douce unique qui vivait depuis plus de 20 millions d’années dans son fleuve, et les derniers individus, s'ils en existent, ne suffiront pas à renouveler l’espèce. Il était le dernier représentant de la famille des Lipotes : cette famille s’éteint donc avec le Baiji.
Les mesures de protection ont été prises bien trop tard pour être efficaces. Le même problème se pose à toutes les espèces d’eau douce car leur habitat se situe dans des fleuves où l’activité humaine est très importante : gros trafic maritime avec le danger des hélices et la pollution sonore, déchets industriels, pêche, barrages, etc.
C’était le 1er grand mammifère à disparaître depuis 50 ans… on espère toujours un sursaut écologique des gouvernements et des mesures efficaces pour les autres espèces menacées…
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dauphin, chine, baiji, fleuve, menace, extinction
22.02.2008
Protégeons la laisse de mer !
La laisse de mer est ce dépôt laissé après chaque marée haute.
C'est un joyeux mélange de végétaux et d'animaux morts, donc de débris naturels, mais aussi de déchets des hommes.
● Dans la laisse de mer, on trouve des algues mortes de différentes espèces, et parfois des crabes, des poissons ou des oiseaux morts.
● Rejetés par la mer, ces dépôts vont être mangés par les animaux détritivores comme les puces de mer et certains insectes, certaines espèces de mouches.
● Après s'être nourris, les détritivores rejettent des matières organiques et des sels minéraux. Ces éléments vont servir à la croissance des plantes dunaires, en haut de la plage, et aussi au plancton végétal (le phytoplancton) qui vit près de la surface de la mer.
● Puis le cycle reprend : les coquillages filtreurs consomment le phytoplancton, les oiseaux consomment les coquillages, etc.
● La laisse de mer est le maillon fort de l'écosystème de la plage ! Il ne faut donc pas la ramasser. En revanche, les déchets humains que sont les bouteilles en plastique ne sont pas mangés : ils ne sont pas dégradables par le cycle de la nature.
● Il faut donc ramasser ses déchets, et parfois ceux des autres malheureusement ! Quand on aime se promener et jouer sur une plage, de temps en temps, on peut emmener un sac poubelle et le remplir des déchets non biodégradables que l'on trouve... en prenant garde de ne pas embarquer des algues bien sûr !
● On peut aussi trouver des petits trésors qui servent ensuite à fabriquer des objets très personnalisés : les bois flottés et les verres polis sont très appréciés par certains artistes !
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, laisse de mer
08.02.2008
Le rallye du développement durable de Belle-Île
Récemment primé par la région Bretagne pour son rallye du développement durable organisé en 2007, le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) de Belle-Île cherche à sensibiliser les élèves de l’île au respect de l’environnement, et à leur faire comprendre qu’ils ont un rôle à jouer sur leur île et que c’est à eux de décider de son avenir.
C’est ainsi qu’en 2007, le CPIE a proposé l’idée d’un rallye du développement durable basé sur la rencontre de tous les acteurs de l’île. Cela s’est déroulé sur deux jours : les 31 mai et 1er juin 2007.
Mais avant cela, un long travail de préparation a occupé les enfants de tous âges de 25 classes, pour étudier les différents sujets, à l’école mais aussi à l’accueil de loisirs et au service jeunesse. Chacun s’y est mis et les adultes ont même suivi une formation pour apprendre à créer des jeux avec les enfants.
Chaque classe a ainsi participé à deux animations : les élèves du cycle 1 sur le thème de la mer et de la pêche, les élèves du cycle 2 sur l’intérieur de l’île et l’agriculture, les élèves de cycle 3 sur les paysages bellilois et leur avenir, les 6èmes sur l’impact de l’homme sur l’environnement de l’île et les 5èmes sur l’eau à Belle-Île.Le jour du rallye, chaque groupe a reçu un jeu en lien avec le développement durable de l’île, qu’il a pu proposer aux autres groupes par la suite. Le développement durable est ainsi devenu très concret : les plus petits ont joué à la pêche à la ligne avec des animaux fabriqués selon les espèces présentes sur l’île.
Les plus grands ont réalisé des lectures de paysages en cherchant les erreurs sur des photos trafiquées par rapport aux paysages réels, ou en jouant à « avant-après » en comparant d’anciennes et de nouvelles cartes postales et en imaginant l’île dans 20 ans.
Le rallye a eu beaucoup de succès sur l’île ! Cette année le projet va plus loin :
- Le thème retenu est « Belle-Île durable, agissons ensemble »,
- Le 1er objectif est de continuer le rallye avec les volontaires afin de retravailler les jeux et de les proposer au plus large public, notamment les touristes,
- Le 2nd objectif est d’instaurer de nouvelles façons de vivre et de travailler sur l’île, afin d’être encore plus sur une démarche de développement durable.
Un système de covoiturage se met donc en place au relais des assistantes maternelles, les établissements publics vont se mettre à l’utilisation de produits verts ou encore, des collégiens réfléchissent à la réduction des déchets produits par le collège.
De leur côté, les enfants du Club Nature ont choisi le thème des oiseaux, et après avoir étudié les espèces de l'île, après avoir conçu et exposé des nichoirs à la maison de retraites, ils vont disposer ces nichoirs dans la nature.Voilà de belles initiatives à repiquer ! Chacun peut ainsi être utile à la maison et dans son réseau social : école, travail, loisirs, etc. Si les bellilois ne sont pas en mal d'idées, ils sont heureux de partager leurs expériences.
Rendez-vous donc le vendredi 13 juin 2008 pour un grand rassemblement avec présentation de tous les projets réalisés.
Enfin, les responsables du CPIE vont démarrer la rédaction d'un carnet d'expériences pour expliquer tout ce qui a été fait : une publication dont vous pouvez guetter la sortie !
14:15 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : développement, durable, belle-île, enfants
14.01.2008
Le transport maritime
En France, deux zones maritimes sont particulièrement confrontées à l’explosion du trafic : la Manche qui voit défiler 20% du trafic mondial et la Méditerranée 30%.
Pour transporter les marchandises, on utilise de plus en plus les autoroutes de la mer. Est-ce le moyen le plus sûr et le moins polluant ? Quels sont les projets de développement en France ?
Les énormes navires que sont les porte-conteneurs et les vraquiers transportent chaque année 95% des marchandises échangées entre pays. Depuis les années 1970, le trafic maritime a augmenté d’environ 470% et devrait tripler au cours des vingt prochaines années. Ce mode de transport est sept fois moins polluant que le transport routier en gaz carbonique.
Moins d’effet de serre, plus d’acidité
S’il est moins polluant pour l’atmosphère, le transport maritime n’est pas un cadeau pour la mer : des millions de tonnes d’oxyde de carbone se déversent chaque jour et rendent les eaux plus acides. Ce phénomène met en danger la faune et la flore marines.
Plus de risques de marées noires
Par ailleurs, une grande partie des bateaux en transit sont des vraquiers qui transportent dans leurs immenses cuves du pétrole ou d’autres matières dangereuses. Chaque jour, 150 navires de ce genre passent devant Ouessant. Ce sont des risques supplémentaires en cas de météo difficile ou pour les bateaux en mauvais état. Les dégazages sauvages, les marées noires et les accidents sont les points noirs du dossier. Et comme la plupart des bateaux en transit passent très au large, il est très difficile de faire appliquer les lois.
Plus de règles
Il faut donc parvenir à concilier le développement du transport maritime, qui reste un moyen plus sûr et plus propre, tout en protégeant la mer et les côtes. C’est l’OMI (Organisation Maritime Internationale) qui est chargée de fixer des règles pour tous les pays depuis les années 50. L’OMI compte aujourd’hui 167 pays membres. Renforcer la sécurité et éviter les pollutions font vraiment partie de ses missions.
Plus de places dans les ports
Pour faire face au développement du transport maritime, les ports de France font d’importants travaux pour accueillir plus de bateaux et des bateaux plus grands. Parmi eux, quatre subissent de grosses transformations : le Havre, Nantes, Marseille et la Réunion.
Le HavreLe Havre est le 5ème port européen et le 1er port français pour le trafic de conteneurs. La nouvelle partie du port nommée « Port 2000 » a pour but de doubler les capacités d’accueil du Havre.
NantesQuant à Nantes, c’est le port qui a connu la plus forte progression ces dernières années, et c’est sur le site de Donges que de nouvelles installations sont construites. Des projets sont aussi à l’étude pour soulager le trafic routier en utilisant encore la voie maritime. Car ce qui importe aussi à un port, c’est d’être bien raccordé aux réseaux routier, ferroviaire et fluvial.
Marseille et La RéunionEnfin direction le sud, avec Marseille, 1er port de France et de Méditerranée qui s’agrandit également, tout comme le port de la Réunion, au cœur de l’Océan Indien, qui augmente ses places d’accueil dans tous les domaines : commercial, plaisance, pêche et tourisme de croisière.
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : trafic, maritime, pollution, marine
10.01.2008
Bonne année 2008 !
Bonjour à tous !
Après quelques jours d'interruption bien mouvementés, nous voici de retour au coeur de notre sujet : la mer, ceux qui y vivent, ceux qui en vivent, et tout ceux qui se passionnent pour cet univers d'une richesse incroyable.
Je profite donc de cette petite bafouille pour vous souhaiter une merveilleuse année, pleine de vitalité... et j'ai bien envie de formuler les mêmes voeux pour les océans, en espérant que les hommes considèrent enfin le poids de leurs responsabilités dans la santé de notre planète Terre, et Mer !
Sophie
14:20 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux, bonne année
31.12.2007
Le danger des O.F.N.I*
* Objets Flottants Non Identifiés
Le rêve de naviguer sur les océans du monde peut parfois virer au cauchemar. Quel marin n’a pas croisé sur sa route bleue un objet dangereux ? Les coureurs des grandes courses comme le Vendée Globe savent bien que des mois de préparation peuvent être anéantis s’ils percutent un OFNI. En France, c’est le préfet maritime qui intervient lorsqu’un de ces dangereux objets est repéré.
En attendant de pouvoir récupérer les objets, il faut parfois laisser un bateau sur la zone afin d’avertir les marins qui pourraient s’en approcher.
Le rôle de la Préfecture Maritime
Sur terre, le responsable de la sécurité, c’est le préfet. En mer, c’est le préfet maritime. En France métropolitaine, ce sont des amiraux qui remplissent la fonction de préfet maritime et ils se partagent 3 grands secteurs :
1 Préfecture Maritime de Cherbourg : de la frontière belge au Mont Saint Michel,
2 Préfecture Maritime de Brest : du Mont Saint Michel à la frontière espagnole,
3 Préfecture Maritime de Toulon : de la frontière espagnole à la frontière italienne.
Les rôles du préfet maritime sont les secours, le sauvetage en mer, la prévention des accidents et des risques nautiques. Il doit donc s’occuper de tout ce qui peut gêner la navigation.
Récupérée par la Marine Nationale, cette bombonne de gaz représentait une véritable menace d’explosion.
Que faire en présence d’un O.F.N.I ?
1 Ce sont les bateaux, les sémaphores, les avions ou les hélicoptères qui repèrent les objets dangereux en mer.
2 Il faut d’abord identifier l’objet. Lorsqu’il ne flotte qu’à moitié, c’est souvent un animal marin, mort ou vivant. Lorsqu’il flotte bien, ça va de la plus petite bouteille en plastique au gros containeur de 40 pieds (environ 12 mètres).
3 Un navire de la Marine est ensuite envoyé pour récupérer l’objet.
Sur le marché des poubelles en mer…
… on trouve des billes de bois, des sachets de drogue jetés par des trafiquants, des chaussures, des téléviseurs, et des milliers de bouteilles. Les containeurs mal amarrés peuvent tomber par mer forte, se briser sur des rochers, et livrer leurs cargaisons d’objets insolites.
Quelle différence entre un sac plastique et un conteneur ?
On pourrait croire qu’un sac plastique dans l’eau est moins grave qu’un conteneur qui dérive. Mais dernièrement c’est une baleine qui est morte après avoir avalé un sac.
Même tout petit, un sac plastique qui dérive en mer peut provoquer de gros dégâts.
Facile à dire mais aussi facile à faire :
- Trier les poubelles de la maison,
- Réutiliser certains objets récupérables au lieu de tout jeter rapidement pour racheter neuf,
- Faire ses courses avec un panier pour remplacer les sacs en plastique,
- Et mettre dans ses poches les sacs en plastique que l’on garde quand même, pour avoir de quoi improviser une poubelle au cas où.
- Exemple : peut-être que tu adores te balader dans un coin joli proche de chez toi : un bois, une plage, un parc… et régulièrement tu y découvres des détritus et ça te serre le cœur qu’on salisse un si bel endroit. D’où l’intérêt d’avoir des petits sacs dans les poches : tu en prends un comme un gant pour ramasser les détritus sans te salir les mains et tu mets l’ensemble dans un 2ème sac, tu fermes bien et tu jetteras dans la poubelle de la maison ce triste trophée.
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : objet, flottant, non, identifié, sécurité, mer, pollution
27.12.2007
Le mystère des cétacés échoués
Chaque année, des centaines de baleines et de dauphins viennent s’échouer sur les côtes françaises. Bien souvent, ils terminent ainsi leur vie de mammifères marins…
Le mystère commence lorsque les cétacés s’échouent en groupe sur nos plages. Ce phénomène préoccupe beaucoup les scientifiques, qui tentent de comprendre le curieux comportement de nos amis du grand large.
Des épidémies ravageuses
La première explication apportée par les scientifiques serait une épidémie capable de décimer entièrement des troupeaux de dauphins ou de baleines. En 2003, en Languedoc–Roussillon, une soixantaine de cétacés a ainsi succombé au « morbillivirus » !

Pris en charge à temps par l’équipe du Centre de Recherche sur les Mammifères Marins, ce péponocéphale (ou dauphin d’Electre) échoué sur l’Ile d’Oléron en 2003 va retrouver le grand large.
Piège en haute mer
Les activités humaines sont bien souvent mises en cause dans les échouages de masse : de nombreux cétacés sont en effet victimes des engins de pêche, et plus particulièrement des filets dérivants. Pris au piège ou blessés, ils meurent d’épuisement ou se laissent dériver jusqu’à la côte.
Ils sont par ailleurs très sensibles à la pollution des océans, qui parasite leur organisme jusqu’à leur faire perdre le sens de l’orientation !
Le phénomène du troupeau
Lorsqu’un membre malade d’un groupe de cétacés vient s’échouer, épuisé sur une plage, il arrive que tous les autres le suivent par solidarité : pas question d’abandonner un ami !
L’intervention de l’homme peut alors permettre de sauver les individus sains en les repoussant vers la mer, tout en isolant la « brebis galeuse ».

Ce rorqual commun s’est échoué à Arcachon en 2001.
Déboussolés à en perdre la boule !
Le long des côtes sableuses à pente douce, il arrive que le sonar du cétacé ne fonctionne pas correctement. Certains biologistes considèrent que, dans certaines régions du monde, des perturbations du champ magnétique terrestre déboussolent complètement les mammifères marins. Dans les deux cas, ils font fausse route et peuvent finir par s’échouer…
95% des cétacés retrouvés sur les plages sont déjà morts en mer, soit par maladie, soit par accident ou soit tout naturellement de vieillesse. Ils sont simplement rejetés sur la côte par le vent et le courant.Il n’est pas rare de retrouver des dauphins communs sur la côte Atlantique.
Que faire en cas de découverte de cétacés échoués, morts ou vivants ?
Appeler le Centre de Recherche sur les Mammifères Marins (CRMM) au 05 46 44 99 10. Ce centre coordonne le Réseau National Echouage et prendra contact avec le correspondant de ta région.
Quelques bons réflexes :
Attention si l’animal est déjà mort, ne le touche surtout pas ! Il faut éviter absolument tout risque de transmission de maladie.
S’il est vivant :
- Ne le touche pas, tu risquerais de le blesser… et n’oublie pas que c’est un animal sauvage !
- Evite l’agitation et le bruit qui sont sources de stress,
- Si tu le peux, humidifie sa peau (linges humides…) mais ne couvre pas son évent, qui lui permet de respirer !
- N’essaye pas de le remettre à l’eau sans l’aide de correspondants du réseau.
Pour en savoir plus et pour connaître le correspondant de ta région, tu peux te rendre sur le site internet du CRMM : http://crmm.univ-lr.fr/
08:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dauphin, cétacé, échoué, animaux, marins, écologie
20.11.2007
Marée noire en Russie : l'heure du bilan
Le dimanche 11 novembre dernier, une violente tempête a mis en difficulté de nombreux bateaux en Mer Noire*. Face à des vagues énormes, un pétrolier russe s'est brisé en deux, déversant environ 1500 tonnes de fioul, deux navires chargés de soufre ont coulé et plusieurs autres bateaux se sont échoués. Des experts sont actuellement sur place pour évaluer le bilan écologique.

Cela s'est passé précisément dans le Détroit de Kerch, un passage entre la Mer Noire et la Mer d'Azov, blottie entre l'Ukraine et la Russie. Des marins sont morts car les secours n'ont pas pu intervenir à temps. Et c'est une catastrophe écologique pour la faune de la Mer Noire et pour certaines activités comme la pêche.
C'est la pollution la plus importante qu'a connu cette région. Une équipe d'experts européens devait se rendre sur place le 18 novembre afin d'évaluer l'étendue des dégâts. Parmi eux, un membre du CEDRE* participe à cette mission.
Concernant la pollution au fioul, des techniques de lutte sont maintenant éprouvées mais on sait peu de choses sur la pollution par le soufre. Pour informer et expliquer aux jeunes les marées noires, les types de pollution des eaux et les techniques de lutte, le CEDRE a mis en ligne un site pédagogique : www.marees-noires.com
* Mer Noire : cette mer intérieure est au nord de la Turquie et au sud de l'Ukraine. Elle baigne également la Bulgarie, la Russie et la Géorgie.
* CEDRE : centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux.
14:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marée noire, mer noire, pollution, russie
12.10.2007
Pollution au mercure : alerte en bout de chaîne alimentaire !
La pollution au mercure est un des problèmes d’environnement que l’on rencontre dans de nombreux pays. Rejeté dans les mers, le mercure est absorbé par les poissons que consomment les hommes. Or le mercure est un poison dangereux.
De multiples propriétés
Le mercure est un métal de couleur argenté et liquide à température ambiante. Il a de multiples propriétés, c’est pourquoi on le trouve dans les thermomètres, le matériel électrique et électronique, ou la transformation des pâtes à papier. Il est aussi utilisé dans les plombages chez les dentistes ou par les chercheurs d’or pour récupérer les paillettes parce qu’il se mélange très bien à d’autres métaux.
Mercure et métal forment ainsi un amalgame*.
Pollutions de l'air et de l'eau
Lorsque les objets qui contiennent du mercure ne servent plus, on les détruit. Or la pollution des usines et des maisons passe par le sol, puis dans les rivières qui se jettent dans la mer. Par ailleurs, les usines d’incinération brûlent les déchets, et la pollution passe dans l’air avant de retomber en pluies dans les rivières puis la mer. Ensuite le plancton est contaminé, les poissons mangent le plancton et nous mangeons les poissons.
Voilà comment ce poison arrive dans nos corps. Le mercure est encore plus dangereux pour le système nerveux des bébés. Les femmes enceintes doivent éviter les poissons carnivores (exemples : daurade, requin, thon, espadon, marlin) qui accumulent le mercure de toute la chaîne alimentaire.
Chercheurs d'or et déforestation
En Amazonie, la pollution au mercure est importante pour deux raisons :
1. Les chercheurs d’or* clandestins de Guyane, du Brésil ou du Venezuela utilisent du mercure pour récupérer les paillettes d’or, grâce à ses propriétés d’amalgame.
2. La destruction des forêts provoque une usure très forte des sols, qui ruissellent dans les rivières, et qui entraînent dans l’eau tout le mercure naturel accumulé depuis des milliers d’années.
La première solution est d’utiliser moins de mercure. Et c’est plus facile à faire appliquer par les industriels français (qui ne fabriquent plus de piles au mercure) que par les exploitants forestiers ou les orpailleurs clandestins…
La deuxième solution est de bien retraiter les objets car le mercure est un élément chimique : il ne peut pas disparaître !
Devinette de savant
A quelle température le mercure devient-il solide ?
a. -10°C
b. -27°C
c. -39°C
Le dico :
Amalgame : c’est l’alliage du mercure et d’un autre métal. Par extension, c’est synonyme de mélange.
Chercheurs d’or : on les appelle des orpailleurs.
Réponse : c
09:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mercure, pollution









































