08.04.2008
La vie cachée du corail
Le corail est un drôle d’animal ! Un animal souvent confondu avec les fleurs ou les pierres, mais un animal quand même !
Il bâtit d’immenses colonies depuis près de 25 millions d’années.
Ses constructions à fleur d’eau forment des récifs.
Il existe différents types de récifs et des centaines d’espèces de coraux de toutes les couleurs !
Quel animal se cache dans ces constructions ?
Le petit maçon qui construit sa maison corail est le polype. Le polype est un petit animal dont le corps est en forme de tube avec une bouche entourée de tentacules. Il ressemble à une minuscule anémone, et mange du plancton animal : le zooplancton.
La meilleure amie du polype
Mais comme il n’y a pas beaucoup de plancton dans les mers chaudes, il héberge une algue microscopique qui l’aide à se développer. Dans ce drôle de couple, chacun est utile à l’autre, on appelle cela la symbiose.
La symbiose : c’est du donnant-donnant !
Le polype et son habitat protecteur et proche de la lumière du soleil intéressent l’algue ; et les matières produites par l’algue lors de sa photosynthèse nourrissent et facilitent la respiration du polype. Grâce à leur association, ils construisent ensemble un squelette calcaire.
Charade : devine le nom de la petite algue hébergée par le polype
Mon 1er est un jardin d’animaux
Mon 2nd est une lettre en croix
Mon 3ème est fêté le 1er janvier
Mon 4ème est bu par les anglais
Mon 5ème est le féminin de « il »
Mon tout est la petite algue qui vit en symbiose avec le corail
Le corail et ses cachettes…
Le récif corallien constitue un habitat qui convient à de nombreuses espèces de poissons. Ils y trouvent protection et nourriture. Ce milieu naturel où des centaines d’espèces vivent ensemble forme un écosystème.
Devine qui va où !1.Le poisson clown
2.La murène
3.Le requin pointe blanche
4.Le poisson perroquet

a. La crevasse au pied du récif
b. Les tentacules de l’anémone
c. Un trou dans la roche
d. Un cocon dans un abri
Réponses : charade : zoo-X-an-thé-elle /la zooxanthelle - cachettes : 1b – 2c – 3a – 4d
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corail, animal, récif corallien
25.03.2008
Que sais-tu des dauphins ?
Réponds à ce petit quizz et découvre plein d’informations complémentaires dans les réponses !
1. A quelle famille appartiennent les dauphins ?
a. A la famille des poissons
b. A la famille des mammifères marins
2. Combien d’espèces de dauphins existe-t-il ?
a. 32
b. 19
3. Que mangent les dauphins ?
a. Des algues et du plancton végétal
b. Des poissons, des crevettes et des pieuvres
4. Les dauphins ont-ils besoin de respirer à l’air libre ?
a. Oui
b. Non
5. Comment se repèrent-ils ?
a. Grâce à leur vue extraordinaire
b. Grâce à l’écholocation
6. Quelle vitesse peuvent atteindre les dauphins ?
a. 45 km/h
b. 70 km/h
7. Combien de bébés les femelles portent-elles à la fois ?
a. 1
b. Plusieurs
Réponses :
1.b : les dauphins sont classés dans les mammifères marins car ils portent leurs bébés qu’ils allaitent ensuite.
2.a : il existe 32 espèces, réparties sur toute la planète, en mer mais aussi en eau douce. Celui que l’on connaît le mieux est le grand dauphin.
3.b : les dauphins sont carnivores et ont tous des dents pour saisir les proies.
4.a : les dauphins ne sont pas des poissons, ils ont donc des poumons et non des branchies. Ils remontent à la surface au bout de quelques minutes pour respirer l’air grâce à leur évent, ce petit trou situé sur le dessus de la tête.
5.b : les dauphins n’ont pas une très bonne vue, surtout les espèces d’eau douce habituées aux eaux boueuses. Ils se repèrent donc grâce aux ultrasons : ils émettent cette sorte d’onde qui rebondit sur les obstacles de l’environnement. Les dauphins reçoivent un écho en retour et savent analyser s’il s’agit d’un rocher ou d’une proie : c’est l’écholocation. Les sonars de bateaux fonctionnent un peu de la même façon.
6.a : 45 km/h est une sacrée vitesse en mer ! Les dauphins ont un corps lisse, souple et fuselé qui leur permet de nager très vite.
7.a : les femelles ne portent qu’un bébé et pas tous les ans. Il faut ensuite plusieurs années au petit pour devenir un adulte. En attendant, il reste près de sa mère pour apprendre tout ce qu’il doit savoir.
Le savais-tu ?
Dans les nageoires, le dauphin a des os qui ressemblent à ceux de nos mains. C’est parce que ses lointains ancêtres vivaient sur terre avant de s’aventurer en mer.
14:45 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dauphins, quizz, jeu, connaissances
18.03.2008
Les animaux sentent-ils venir les catastrophes ?
On attribue souvent aux animaux un 6ème sens pour sentir venir les tempêtes et autres catastrophes naturelles. Comme si c’était magique ! Qu’en est-il ?
Il est vrai que les animaux ont parfois un comportement bizarre, notamment avant une catastrophe naturelle de grande ampleur.
Il serait faux de dire que tous s’enfuient et échappent ainsi à la catastrophe car de nombreux animaux meurent dans ces conditions. Les animaux sauvages s’en sortent mieux parce qu’ils ne se retrouvent pas prisonniers des maisons écroulées, comme les humains.
Mais on a observé de nombreux comportements chez des espèces très variées, qui permettent de se demander si les animaux n’ont pas senti venir la tempête, le tsunami, le tremblement de terre, etc.
Est-ce magique ?
Primo les animaux sont restés proches de leurs instincts alors que pour nous, les humains, la vie moderne nous a éloignés de nos instincts de survie.
Secundo, les animaux ont leurs sens développés différemment de nous et les uns des autres : le chat ou l’aigle ont une vue perçante, le chien a un odorat incroyable, d’autres espèces perçoivent les ultrasons (ex : chauve-souris, dauphins), les infrasons (ex : girafes, éléphants), les ultraviolets (ex : abeilles, oiseaux), ou les infrarouges (ex : requins, serpents). A l’inverse, de nombreuses races perçoivent peu ou pas les couleurs.
Lorsqu’une catastrophe se prépare, l’air se modifie : il peut se charger en humidité, en électricité, la pression descend, les vibrations du sol se font plus fortes… tout un tas d’indices qui sont perçus par les animaux bien avant nous.
Il n’y a donc pas de magie là-dedans, et si certains maîtres prétendent avoir été secourus par leur animal, il n’y a pas de quoi généraliser l’affaire : tous ne s’en sortent pas aussi bien !
Mais le fait que ce ne soit pas magique n’enlève rien au merveilleux de la nature, car cette diversité des capacités sensorielles n’est-elle déjà pas en soi formidable et merveilleuse ?
16:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tempête, animaux, instinct
11.03.2008
Le léopard de mer : la terreur des eaux froides !
Le léopard de mer est un phoque qui fréquente la zone antarctique. Son nom a été choisi pour les tâches de son pelage et ses longues dents !
Le léopard de mer peut atteindre 3 mètres chez la femelle pour un poids compris entre 300 et 400 kilos ! Si le dos est taché, le ventre est clair et l’allure élancée. La grosse tête de ce phoque abrite de puissantes mâchoires avec des dents adaptées pour des nourritures différentes : petits phoques et manchots, cadavres de cétacés, aussi bien que krill à filtrer.
Photo www.amapof.com
Ce grand prédateur vit essentiellement en mer mais on peut l’observer sur les banquises. L’autre grand prédateur de cette zone est l’orque, le seul animal que le léopard craigne d’ailleurs. Il est plutôt solitaire et s’intéresse à tout ce qui se mange pour satisfaire son appétit !
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léopard, mer, faune, polaire, antarctique
04.03.2008
Le skua, la terreur du sud !
Moins connu que d’autres oiseaux comme l’albatros ou le pétrel géant, le skua subantarctique est pourtant bien présent, et craint de la plupart des autres espèces !
● Skua subantarctique est en fait le nom anglais du labbe antarctique. Une autre espèce très proche est le labbe Mac Cormick appelé south polar skua en anglais. Ils appartiennent à la famille des stercorariidés (s'entraîner à prononcer cette famille d'oiseaux est un très bon exercice de diction !!!), tout comme 6 autres espèces de labbes.
● C’est un oiseau de mer d’environ 50 centimètres pour un poids de 1 à moins de 2 kilos. Son envergure dépasse le mètre et demi ! Il ressemble à un rapace par sa tête et à un goéland par son corps.
Photo Patrick Coin
● Son plumage est composé d’une nuance de marrons, du plus clair sur le ventre au plus foncé sur les ailes, avec des bandes blanches sur celles-ci. Son bec noir et puissant se termine par un crochet.
● Il abrite ses petits au creux d’un trou non enneigé sur le continent et prend le large pour migrer vers le pôle nord. Il s’arrange pour être à proximité d’une colonie de manchots et s’attaque aux oeufs et aux poussins de la manchotière ainsi qu’aux autres espèces : il n’est pas du tout commode !
● Si son agressivité est crainte de tous les habitants du pôle sud, pas de problème de jalousie au sein du couple : ils sont fidèles à vie ! De toute façon même les autres skuas ne sont pas les bienvenus près de leur nid qu’ils défendent farouchement et qu'ils retrouvent année après année.
14:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux, antarctique, pôle sud, skua, animaux
26.02.2008
La baleine à bosse : une sacrée globe trotteuse !
La baleine à bosse est l’un des cétacés les plus spectaculaires. Elle mesure près de 15 mètres, fait des bonds extraordinaires hors de l’eau, ouvre une gueule béante pour se nourrir, chante comme une castafiore… et parcourt des milliers de kilomètres !
Un dos noir, un ventre blanc, des petites bosses sur la tête, de longues nageoires pectorales, une grande nageoire caudale : voici la baleine à bosse !
• Elle est présente dans tous les océans du monde.
• Elle migre pour passer l’été dans les eaux froides où la nourriture est abondante, et l’hiver dans les eaux tropicales pour la reproduction et la mise bas.
• Elle parcourt des milliers de kilomètres à chaque migration et peut accumuler jusqu’à 25.000 kilomètres par an.
La baleine à bosse s’appelle ainsi parce qu’elle fait le dos rond avant de plonger et de montrer sa nageoire caudale. Les motifs de cette nageoire facilitent la reconnaissance d’un individu à l’autre.
• Quand on parle d’été et d’hiver, attention aux hémisphères ! Par exemple, les baleines que l’on observe à l’île de La Réunion entre juin et octobre ont quitté l’Antarctique en mars/avril. Celles qui rejoignent les zones tropicales depuis le Pôle Nord mettent 3 mois pour accomplir leur voyage, selon un parcours mal connu des scientifiques.
• Seule la population qui vit dans le Golfe Persique ne migre pas.
• Elle nage à peu près à la vitesse d’un kayak mais peut effectuer des pointes à 10 nœuds (presque 20 km/h)
Bonne route à la baleine à bosse, aussi appelée jubarte. Et bonne chance car il faudra en chemin se cacher des pêcheurs japonais qui ont décidé de chasser 50 baleines à bosse cette année, malgré la menace qui pèse sur l’espèce…
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : baleine à bosse, cétacé, mammifère marin
19.02.2008
Précieuse puce de mer !
Comment ça précieuse, vous dites-vous ? Cet espèce de petit animal qui surgit sur la serviette de plage, sans prévenir, et de préférence avec tous ses copains ? Cette chose qui sabote ma sieste au soleil serait précieuse ? Lisez la suite et vous porterez un regard plus attendri sur les empêcheuses de dormir en rond !
● La puce de mer, ou de sable s'appelle en fait un talitre. Comme vous le savez, sa principale caractéristique que l'on adore, c'est sa capacité à faire des bonds, de parfois plus de 10 cm !
● C'est un crustacé, comme les crabes. Elle vit hors de l'eau et près de l'eau salée. Au bout de ses pattes elle porte des griffes microscopiques mais puissantes pour s'enfouir rapidement. Elle craint la lumière et met sa carapace à l'abri des rayons du soleil.
● Elle vit en colonies et pond des oeufs qu'elle abrite entre ses pattes jusqu'à leur éclosion, comme chez madame crabe.
● Elle mange les détritus de la plage : elle est donc détritivore, et c'est là qu'on commence à l'aimer cette petite puce ! En se nourrissant des algues mortes, des bactéries et éventuellement de restes d'animaux morts, elle participe activement au nettoyage de la plage.
● Elle s'installe souvent dans les laisses de mer pour pique-niquer : cette ligne laissée par la mer à marée haute est constituée de tout un écosystème ! Il est si important de ne pas la ramasser ni l'endommager. Les puces de mer s'y régalent, mais les oiseaux, et notamment les gravelots aussi... car ils mangent les puces !
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux, marins, puce de mer, talitre
12.02.2008
Poissons abyssaux : pas facile la vie !...
Le poisson vipère est une espèce placide et chaleureuse qui égaiera votre aquarium...
Photos © Ifremer/P.Briand DRO/EP
Ames sensibles s’abstenir : nous allons faire un tour dans les abysses ! Histoire de comprendre comment on peut vivre dans un monde froid, noir, sans nourriture et doté d’une pression très forte.
Voici donc l’histoire de la baudroie, du poisson lanterne, du poisson hachette, du poisson vipère, des grenadiers, des grandgousiers, etc. : il y a quand même un peu de monde au fond, contrairement à ce que l’on pense !Attendre que ça tombe du ciel !
Ce n’est pas la leçon que l’on retient en surface mais au fond, si ! Car beaucoup d’espèces sont carnivores et nécrophages (se nourrissent d’animaux morts) et repèrent facilement les espèces de l’étage au-dessus, qui meurent et coulent. Quand il s’agit de grands animaux comme une baleine : c’est la fête, il y en a pour tout le monde !
Avoir la mâchoire carrée…
Et pour ceux qui apprécient la viande fraîche, vu qu’elle ne fait pas souvent du tourisme par -5000 mètres de fond, l’intérêt est d’avoir une bouche adaptée : beaucoup de dents, très pointues, plantées sur l’arrière (pour que le bifteck ne ressorte pas !), avec la capacité de se déboîter la mâchoire pour avaler la proie en entier !
Avoir sa lampe de pocheDe nombreuses espèces produisent de la bioluminescence, comme le ver luisant de nos campagnes, afin de communiquer : soit pour éclairer une proie et l’attirer, soit pour faire des clins d’œil à sa petite copine… pour cela le poisson hachette a un regard captivant...
Vibrer de tout son corps…
Vous l’avez compris, que ce soit pour casser la croûte ou trouver une chérie, il vaut mieux être patient dans les grands fonds : d’où l’intérêt de développer ses sens. Le mieux armé sera donc celui qui est hyper sensibles aux odeurs et aux vibrations émises par les autres habitants de l’océan. Tels des grands prédateurs comme les requins.
Pour le grenadier, la vie est quand même stressante car il est abondamment pêché.
Eviter les coups de stress
Cette vie suppose un tempérament assez calme ! Vu que la plupart du temps il ne se passe pas grand-chose, il faut économiser ses forces en vivant au ralenti.
Bel exemple de sérénité : le poisson trépied qui adopte une position yoga et se concentre sur la proie qui passera par là... forcément...
Moins de gaz !
Pour résister à une pression énorme, les poissons n’ont pas de vessie natatoire comme ceux qui vivent près de la surface : cette poche de gaz leur assurerait un vrai coup de grisou ! En revanche, avec un corps liquide et gélatineux adapté aux fortes pressions, impossible d’aller faire du shopping en surface, sinon… SPLATCH !
Montagnes et oasis
Mais quel monde n’aurait pas ses lieux de vacances ? Dans les abysses, il y aurait donc les montagnes sous-marines où certaines espèces se regrouperaient pour se reproduire avant de se disperser à nouveau, et les fameuses sources hydrothermales dont les caractéristiques sont à l’opposé du reste du monde abyssal. Il y fait chaud, c’est bourré de monde, on y rencontre des espèces immenses et colorées : l’oasis au milieu du désert !
Un monde à découvrir
On estime à plusieurs millions les espèces qui restent à découvrir, sur la Terre en général, mais aussi dans les abysses qui couvrent tout de même les 2/3 du globe !
En 2006 on a notamment découvert ce crustacé, complètement aveugle et très poilu. Comme il est assez grand avec ses 15 centimètres, on lui a donné un nom français en plus du nom latin : voici kiwai hirsuta ou galathée yéti… enchantés !
Photo ©Ifremer/A.Fifis
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abysses, poissons, animaux marins, grands fonds
05.02.2008
Les mystères du grand requin marteau
Il existe d’autres espèces que le poisson pané pour avoir les yeux dans les coins ! Un bel exemple est donné par le grand requin marteau et cette drôle de tête… avec les yeux dans les coins !
Un poisson XXL
Le grand requin marteau est un poisson de grande taille : il atteint plus de 5 mètres ! Grâce à sa tête aplatie avec ses extensions, on le reconnaît facilement, mais la grande taille de sa nageoire dorsale est un autre indice.
Drôle de tête
Les extensions de sa tête, qui portent les yeux, lui permettent de tourner différemment des autres espèces et de prendre des virages plus serrés. Ses narines sont également situées au bout de chaque côté. En balançant sa tête, le requin a une vue panoramique de tout ce qui passe autour de lui. Ce qui est pratique pour repérer les proies. De plus il peut se servir de sa tête pour plaquer son miam-miam au fond !
Poisson des mers chaudes
Ce requin se rencontre dans les mers tropicales ainsi qu’en Méditerranée et en Mer Rouge. Il évolue entre la surface et jusqu’à 100 mètres de profondeur. Il vit plutôt au large, on dit qu’il est pélagique, mais il est capable de fréquenter les eaux côtières aussi.
Le requin marteau halicorne préfère la vie en groupe
Seul ou en groupe ?
Le grand requin marteau est plutôt solitaire et actif la nuit. Les photos de grands groupes de requins marteaux sont souvent celles de cousins car il existe 9 espèces de requins marteaux en tout (halicornes, cornus, aile blanche, à petits yeux, lisse, planeur, tiburo, ou écope, en plus du grand). Les requins marteaux halicornes vivent effectivement en bancs importants.
Des raies au menu
Ces requins sont friands de raies mais mangent aussi des poissons osseux (la raie est un poisson cartilagineux, comme le requin, dont elle est la cousine). S'ils n’ont rien d’autre à se mettre sous les dents, ils se contenteront de crustacés ou de céphalopodes (pieuvres, calmars, etc).
La raie léopard est un des menus favoris du grand requin marteau
Des bébés mystères
On connaît peu le mode de reproduction de cette espèce mais on sait que le requin est vivipare : comme l’homme et beaucoup d’autres mammifères, les petits sont dans le ventre de la mère, nourris par un cordon ombilical. Mais attention, le requin est un poisson et pas un mammifère, contrairement aux dauphins et baleines qui sont des cétacés et mammifères marins parce que ces espèces allaitent leurs petits. La grossesse que l’on appelle gestation dure jusqu’à 12 mois.
Une curieuse naissance
La naissance d’un bébé grand requin marteau a été observé en 2001 dans un aquarium américain, alors que la femelle vivait sans mâle autour d’elle. On a étudié le phénomène et conclu à une naissance par parthénogenèse, ce qui est une 1ère chez les requins. Ce gros mot décrit une naissance sans rapport sexuel entre un mâle et une femelle. C’est un procédé habituel chez les abeilles et les fourmis. Cela permet de peupler un environnement à partir d’une femelle seule.
Raie pastenague à tâches bleues par Martine Quehen
Insensible au venin de la raie
C’est une des particularités du requin marteau : la piqûre venimeuse de la raie ne lui fait ni chaud ni froid ! Il ne craint ni les grandes raies ni les hommes, et malgré la protection dont il est l’objet, il reste un prédateur dangereux susceptible d’attaquer…
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : requin, marteau, poisson, animaux, marins
02.02.2008
Les postiers bretons, les chevaux de nos dunes
Les gros chevaux que l’on croise sur nos dunes lors de nos promenades sont généralement de la race des traits postiers bretons. Autrefois très utilisés, ils redeviennent à la mode et sont même des partenaires de la modernisation de notre société !
Neuf races
Développée par le haras de Lamballe, le postier breton, comme les 8 autres races de chevaux de trait, redevient une espèce prisée des hommes.
Depuis que les diverses associations qui représentaient chaque race de cheval de trait français se sont regroupées, le hennissement des chevaux lourds se fait mieux entendre !
Ardennais, Auxois, Boulonnais, Bretons, Cobs Normands, Comtois, Percherons, Traits poitevins et Traits du Nord sont désormais bien défendus par l’association France Trait. Au dernier salon de l’agriculture, des éleveurs passionnés ont multiplié les démonstrations des savoir-faire de ces espèces équines.
La fête du goémon à Esquibien
Cheval multifonctions !
C’est que le cheval de trait a plus d’un tour dans son sac ! Le trait breton illustre souvent le ramassage du goémon à l’ancienne. Sa puissance lui permet d’effectuer des travaux sur toutes sortes de terrain. Et en plus il a bon caractère !
A la fin du 19ème siècle, les deux races bretonnes : le trait breton et le postier breton, sont très employées. Le trait breton, rendu plus puissant par des croisements est très présent dans l’agriculture. Le postier breton, plus léger et vif, est attelé pour tracter des voitures de maître, des voitures de poste et aussi pour les besoins de l’armée.
La puissance écolo !
Puis le cheval de trait n’a intéressé que la boucherie chevaline. Aujourd’hui les passionnés communiquent autour des immenses qualités développées par ces animaux. A l’ère du tout technologique, le cheval de trait retrouve une place d’honneur dans l’attelage de sport, dans l’attelage touristique et la randonnée, et également dans des travaux de force sur des terrains difficiles d’accès, ou dont la fragilité interdit le recours aux machines.
Ces travaux de type agricole sont variés : travail de la vigne, outil de l’agriculture biologique, débardage, entretien des espaces verts avec un outillage adapté à la traction animale, etc. Le respect de l’environnement remet le cheval de trait au centre de nos activités car ses pas ne détruisent pas le sol, et nul besoin de créer des boulevards en pleine forêt pour débarder. Cela signifie aussi que des hommes doivent être formés à la conduite de ces attelages : il y a donc encore de beaux métiers d’avenir à exercer au coeur des campagnes.

Ces superbes bêtes aussi puissantes que placides semblent indifférentes au vent et aux embruns...
Au fait ! Pour les passionnés de chevaux (en plus de la mer !), le haras de Lamballe accueille depuis peu une section d'équitation western : à découvrir !
08:00 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chevaux, postiers bretons, dunes






























































