07.06.2010
L’écosystème de la Ria du Conquet : entre terre et mer
Le Conquet, c’est un petit port qui abrite un aber appelé ria, au-dessus duquel une passerelle fait le grand écart pour joindre deux bouts de terre : d’un côté le village dynamique et accueillant, et de l’autre la presqu’île de Kermorvan, belle et sauvage. Entre les deux, la ria constitue un écosystème riche en diversité biologique.
Partir à la découverte de la ria du Conquet fournit de bons prétextes pour se mettre le nez au vent de la mer d’Iroise, embrasser du regard le Chenal du Four et ses courants cabotins, dénombrer au large les îles de l’Archipel de Molène et admirer les espèces animales et végétales qui ont choisi la ria pour refuge. Qualifié de vallée fluviale, l’aber est noyé par l’eau de mer à chaque marée haute. Peu profond avec ses deux kilomètres comparés aux douze kilomètres de l’Aber Wrac’h, il est cependant très représentatif de la diversité des milieux observés dans ce genre d’environnement.
Une avifaune très riche
Intéressant poste d’observation, la passerelle du Croaë enjambe la ria, ou les Glazenous, selon l’expression locale. De récentes plaques de lave émaillée fournissent des explications sur cette passerelle ainsi que sur la faune et la flore. Le spectacle est assuré à toute heure de la marée. Les espèces d’oiseaux sont multiples puisque la ria est sur la route des migrations d’un bon nombre d’entre elles, qui se répartissent le territoire : mouettes, goélands, huîtriers-pies, courlis cendrés, aigrettes garzettes, hérons cendrés, tadornes de Belon. Parfois même une spatule blanche vient balancer son large bec à la recherche de sa pitance dans le sable et la vase, talonné par une aigrette qui ne rate rien des mets débusqués ! Tandis que les hérons et les aigrettes se posent comme des chandeliers sur les grands arbres du fond de la ria, les tadornes de Belon déambulent au ras de la vasière. Quant aux mouettes, elles se posent en groupe sur les bancs de sable, décrivant de grands cercles en vol avant de se poser un peu plus loin lorsqu’un intrus s’approche de trop près.

Espace nourricier
La mer commence à monter et le ballet des mulets est fascinant vu du haut de la passerelle. Les bancs de plus ou moins grosse taille tournent et virent avant de se laisser glisser dans le courant pour atteindre la zone la plus nourricière de la ria. D’autres espèces de poissons et de crustacés viennent s’y reproduire. Les coquillages ne sont pas en reste et les pêcheurs à pied sont nombreux à venir déloger les coques. L’œil aguerri du pêcheur expérimenté repère vite les deux petits trous rapprochés, un peu en forme de huit, que laissent apparaître les deux siphons de la coque à la surface du sable. De l’autre côté de l’isthme, sur la grande plage des Blancs Sablons, c’est une autre espèce de coquillage convoité par les gourmets qui peuple le sable : la telline. Il faut creuser sur quelques centimètres pour la dénicher et comme pour la coque et les autres espèces filtreuses, il est nécessaire de la laisser filtrer un grand volume d’eau avant de la consommer.
De part et d’autre de la zone inondée à chaque marée, la végétation évolue au fur et à mesure qu’elle subit moins l’immersion. L’estran vaseux se divise en deux parties : la slikke inondée à chaque marée et le schorre, zone plus terrestre. Les pieds dans l’eau on trouve de la salicorne. Parfaitement adaptée à la salinité du bord de mer, la salicorne est donc une plante halophile. Plus haut, ce sont l’obione, la soude arbustive ou la spartine qui colonisent les rives.
La zone dunaire
De l’autre côté de la passerelle, la plage des Blancs Sablons s’étire sur presque deux kilomètres. Le paysage offert est superbe : au loin on devine Ouessant et à nos pieds la dune offre de nouvelles espèces animales et végétales à observer : en se rapprochant de la plage, les ajoncs et les genêts s’effacent devant les pelouses littorales de la dune fixée, parsemées de queues de lièvre ou de chiendent. Puis l’oyat prend le relais sur la frange de la dune mobile, assumant son rôle de fixateur dans un sol volage. Les oiseaux communs à cette zone dunaire et au bout de la presqu’île sont le grand corbeau, le traquet pâtre ou l’hirondelle de rivage.
Sur la presqu’île, réservée aux piétons, au-delà de l’isthme, la faune et la flore sont influencées par les cultures agricoles. Les rapaces tels que le faucon crécerelle ou l’épervier trouvent au milieu des champs les petits lapins et autres rongeurs dont ils raffolent. Au milieu de cette nature, le phare de Kermorvan et le château de l’Ilette occupent les postes avancés !
La protection locale
L’association Ar Viltansou veille sur ces joyaux en organisant tous les mois des nettoyages des espaces naturels, en plus de l’entretien des lavoirs. En octobre, l’association mobilise cent cinq personnes autour de son défi conquétois. Le but est de ramener un maximum de déchets et de les trier avec soin selon six catégories : plastiques durs, polystyrène, cordages, verre, ferraille, divers. C’est finalement plus de 600 kilos de déchets qui sont ramenés chaque année dans les sacs fournis par les Viltansou. Un jury composé des membres de l’association contrôle la qualité du tri et le poids avant de donner une note à chaque équipe. Si les volontaires de la propreté ont autant de travail c’est que la ria est « un piège à macro-déchets, car les tempêtes et les marées hautes apportent des déchets qui se prennent dans l’obione et qui ne peuvent être évacués par les cours d’eau » expliquent les membres.
15:35 Publié dans Escales et rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le conquet, ria, avifaune, port, balade, kermorvan, écosystème
03.06.2010
Ronan Gladu, un photographe dans les vagues

Spécialisé dans la photo de surf, Ronan Gladu a ajouté, avec succès, une corde à son arc avec la vidéo. Son look décontracté et son beau sourire cachent un bosseur acharné, en plus d’être un surfeur dans la place. Le rencontrer, c’est voir ses images et donc entrevoir la communauté des surfeurs bretons dans laquelle il se fond.
Petite devinette : je me lève tôt le matin, je croise diverses informations d’ordre météorologique pour la pratique de mon activité, je suis fidèle à ma culture et je nourris ma force à l’aide de plats locaux, qui suis-je ? La réponse : un surfeur breton !... Ronan Gladu, témoin privilégié de cette frange amphibie de la population bretonne, rapporte des sessions de surf des images décoiffantes. Son nom est connu mais son prénom l’est moins chez les plus de trente ans. C’est bien normal car si Ronan a apprécié dès son plus jeune âge de récupérer le matériel photo déclassé par son père, Yves Gladu, c’est pour aller shooter de l’autre côté de la vague. Son père, spécialiste en images sous-marines, et à la renommée internationale, a tout d’abord conseillé Ronan. Mais c’est à force de travailler son sujet et de ne pas compter ses heures qu’il s’est forgé son expérience.
Il laisse souvent sa planche sur le sable et part à l’assaut des vagues avec un appareil bien arrimé ! « J’ai toujours fait de la photo, en tout cas depuis que je suis ado ! ». Des études d’informatique et d’anglais en poche, et après quelques années en tant que stewart ou intérimaire pour se payer son matériel, à 27 ans, Ronan peut vivre de sa passion, plus ou moins bien, mais suffisamment pour continuer à avancer sur ce chemin-là. Le milieu n’est pas un gros secteur économique mais il y est reconnu et collabore régulièrement avec les revues spécialisées, proposant autre chose que le sempiternel cliché de la vague bretonne revêtue de son inquiétant camaïeu de gris. Il a depuis le début le soutien de partenaires comme la marque Kanabeach ou Nautisme en Finistère (NEF) qui lui a confié la réalisation d’un film promotionnel sur le char à voile dans le département.

De la photo à la vidéo
La vidéo prend aujourd’hui une part plus importante dans le travail de Ronan Gladu. Il s’est d’ailleurs distingué avec un film intitulé Barravel, tempête en breton. Drôle et talentueux, le film est un document instructif pour les non surfeurs, et pour les surfeurs non bretons aussi ! Les protagonistes y vantent leur région comme personne, un vrai cri d’amour à la Bretagne qu’ils sillonnent sans relâche, à la poursuite du spot qui fonctionnera le jour J au moment M. Voilà une des raisons pour laquelle les surfeurs se lèvent tôt ! Barravel a permis au jeune vidéaste de remporter le premier prix du film numérique, catégorie sport, au concours NauticOfilm, organisé au salon nautique de Paris en décembre 2008. Sponsorisé par NEF, Kanabeach, ESB ou Kustom, le film a nécessité presqu’une année de préparation, des prises de vue à la réalisation. Il rassemble les meilleurs surfeurs, dans les meilleurs spots de toute la région et fait la part belle au style de vie qui va avec le surf en Bretagne.
La récompense a été de monter une dizaine de jours à bord de Tara, navire d’expéditions dont le programme est consacré aux recherches scientifiques liées à l’environnement. « J’ai passé Noël à bord de Tara dans le canal de Suez, participé aux quarts, c’était vraiment très intéressant » raconte-t-il. Mais la première récompense était d’avoir eu l’aval du magazine Surf Session pour coupler la sortie du numéro de l’été 2008 avec un exemplaire du DVD… Qu’est-ce qui a le plus séduit le jury du concours au salon parisien ? Peut-être d’apprendre que « (…) le breton est un être humain, mammifère comme le dauphin et bipède comme le goéland (…) » ? Ou que « le breton pur beurre détient toutes les qualités pour pratiquer le surf (…) » ? Dans tous les cas, ce premier film sur le surf en Bretagne a rencontré un vif succès et est encore disponible à la vente sur Internet.
« le breton est un être humain, mammifère comme le dauphin et bipède comme le goéland ! »
Planches sous le bras, les stars locales de la glisse, toutes affublées d’un surnom, croisent dès potron minet les brestois du centre ville qui sortent de la boulangerie. Dans une autre séquence on les voit arriver sur un spot… avant le soleil ! Puis les images de leurs tribulations aquatiques parlent d’elles-mêmes : style incisif directement hérité du skate-board, engagement dans les conditions musclées, saut de falaise pour accéder à un spot un rien sélectif… le tout avec un esprit bon enfant d’une bande de copains soudés. Ronan mixe les images de surf, celles d’ambiance et de mini interviews pour donner une vision la plus juste possible de ce représente surfer en Bretagne.
L’humour est l’ingrédient qui pimente sa recette et on pressent qu’un paquet de rushs délirants ont été écartés du produit final ! Parfois bucolique aussi : un premier plan habille la prestation d’un surfeur d’un muret de pierres planté dans la bonne herbe grasse d’une tourbière où paissent quelques tranquilles postiers bretons… on l’aime sa patrie de la pomme de terre, dites-donc ! Quant à photographier sa tribu, ce n’est pas de tout repos : ses copains ont la fâcheuse manie de disparaître sous les vagues à l’aller et dans des tubes d’eau au retour. Mais la partie de cache-cache vaut le coup et le chasseur d’images varie les points de vue : dans l’eau avec les planches qui frôlent l’appareil ou à terre pour une vue d’ensemble des actions.
Breton voyageur
Même si Ronan est un globetrotter toujours motivé par le prochain voyage et par la découverte de nouveaux sites à surfer, son appartenance à la Bretagne est forte, revendiquée et largement exprimée dans son travail. A voir le bonus du DVD intitulé « 29hood », la breizh attitude version surf demande pas mal de sang froid ! Le surfeur vidéaste a ainsi été choisi pour couvrir une compétition de bodyboard, organisée sur une vague au large de Lampaul-Ploudalmézeau, joliment baptisée Annaëlle. Ambiance transfert en bateau des organisateurs, des compétiteurs, du matériel de chacun, sans oublier les billigs, sur l’îlot voisin de la fameuse Annaëlle. Initiée et orchestrée par le Tomahawk bodyboard surf club, la compétition se voulait une vitrine de ce que les bretons savent faire de mieux : un événement rassembleur.
Pour faire une bonne soupe, il leur faut : une belle vague au large, des partenaires, des bénévoles, de la sécurité, des crêpes et même une initiation au kig-ha-farz pour clôturer la première journée des épreuves. L’histoire ne dit pas si l’objectif était de recharger les batteries efficacement, de plomber un jeune public pour éviter tout débordement ou de défavoriser les non bretons carencés en enzymes de digestion du lipig ! Bref, la souplesse de cette compétition, lancée au moment où les conditions étaient au rendez-vous grâce à une « waiting period », bien encadrée mais atypique, a séduit le public surfeur peu enclin à poireauter devant des « vagues moisies » ! L’événement a par là-même offert une notoriété imprévisible à un spot breton, fleurant bon l’authenticité mais pas franchement facile d’accès, et un coup de pouce à celui qui a immortalisé autant les figures dans les vagues que l’ambiance à terre !

Des idées plein la tête
Alors que Ronan est actuellement en Nouvelle-Zélande et du côté des Iles Cook, avec pour programme un mois et demi de photos avec des surfeurs, plusieurs projets sont en cours. Le premier d’entre eux et non le moindre est de trouver de nouveaux partenaires pour finaliser un film sur un trip effectué en Indonésie en mai 2009. L’idée de départ était de dénicher une île déserte, d’y survivre et d’y surfer… et d’en ramener des images inédites. Et l’aventure a bien eu lieu ! Pendant plus de trois semaines Ronan et deux acolytes ont réussi à tenir. Tout était prévu jusqu’aux panneaux solaires pour recharger les batteries de la caméra. C’est finalement des ennuis de santé chez l’un d’entre eux qui ont précipité le retour des naufragés volontaires. Le montage est donc en cours et promet une autre ambiance ! Autre objectif, autre ambition : « j’aimerais vendre une série à la télévision ! » annonce Ronan avec un large sourire… en fin de compte, ce surfeur photographe ne manque pas de raisons de se lever tôt le matin !
www.barravel.com
09:34 Publié dans Escales et rencontres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ronan gladu, photographe, mer, océans, surf, bodyboard, bretagne, vagues, spot, barravel
30.03.2010
Portrait : Arnaud Botquélen
Arnaud Botquélen a la nature dans la peau
Portrait paru dans l'hebdomadaire du Finistere "Courrier du Léon-Progrès de Cornouaille"
Une fois par mois, sauf en été, les bénévoles d’Ar Viltansou arpentent les plages du Conquet
pour les débarrasser des déchets accumulés après les grandes marées.
Se méfier de l’allure décontractée d’Arnaud Botquélen ! Sous une chevelure ondulée de surfeur se cache une tête pleine d’idées et d’envies. Président d’Ar Viltansou, association spécialisée dans les nettoyages de plages du Conquet, relais de Bretagne Vivante et conseiller municipal, ce conquétois veut être utile et faire avancer le débat environnemental.
L’histoire a commencé au sein d’une bande de copains surfeurs, lassés de voir les plages souillées par les déchets. En 2001, les mêmes décident de créer une association de nettoyages de plages : Ar Viltansou. Pas de lien direct avec l’environnement, les Viltansou étant des korrigans, mais un clin d’œil à la grand-mère d’Arnaud qui lui lançait l’injonction de ne pas faire son viltansou quand il n’était pas sage ! Mais ceux-là sont plutôt des korrigans modèles et s’attachent à rallier les troupes une fois par mois pour faire place nette sur l’immense plage des Blancs-Sablons ou dans le piège à déchets qu’est la ria, sans oublier les grèves de Portez, du Bilou, de Porsliogan et de la Grève Bleue. Président depuis quatre ans, Arnaud observe un renouveau des membres actifs depuis 2007. « Nous nous consacrons également de plus en plus à la sensibilisation des enfants en allant sur le terrain avec eux » précise-t-il. Autre nouveauté, la création d’un événement en 2008, sous l’impulsion de la secrétaire de l’association Anaïg Huelvan, qui lance l’idée du défi conquétois. Le principe est de mobiliser plus de monde pour une grande journée de nettoyage, sous une forme ludique et dans un esprit bon enfant. Le nettoyage est effectué par des équipes, constituées par des associations locales, dans lesquelles tout le monde peut s’inscrire bien sûr. Les gagnants sont ceux qui ramènent le plus de déchets et qui réalisent ensuite le meilleur tri, manuel et minutieux ! En 2008 le jury a décerné le trophée du défi conquétois à l’équipe du Dojo. Et sur la journée, les cent participants, répartis en neuf équipes, ont récolté 650 kilos de déchets. Cette année l’association a édité un document de sensibilisation pour la population locale, une piqûre de rappel sur les conséquences des déchets dans les espaces naturels et sur la nécessité de trier pour valoriser.
Mais quand on demande au jeune président quels sont les projets de l’association, la réaction est mitigée : « Nous fonctionnons de plus en plus avec d’autres associations comme « Au goût du jour ». Basée à Plougonvelin, cette équipe travaille sur la nutrition durable et les modes de consommation. Au sein de leur semaine du développement durable du 14 au 20 septembre, nous allons organiser des nettoyages de plages dans les trois communes concernées : Plougonvelin, Le Conquet et Locmaria-Plouzané, le samedi 19 septembre, qui est aussi la journée mondiale du nettoyage de plages ! Bien sûr qu’il y a plein de choses à faire, et que nous nous efforçons d’être plus connu et plus crédible… mais si l’association devenait inutile, ce serait très bon signe ! En fait elle a vocation à disparaître ! ». Reste que ce n’est pas pour demain que les ordures cesseront de joncher les plages, et Arnaud en sait quelque chose car son engagement est aussi professionnel.
A la recherche d’actions concrètes
"Si l’association devenait inutile, ce serait très bon signe ! En fait elle a vocation à disparaître ! "
Géologue de formation, Arnaud a un parcours d’universitaire finalisé avec un doctorat en paléontologie. Passionné depuis toujours par la nature, il se prend d’affection pour le monde minéral, toujours moins valorisé que la biologie. Finalement, aussi passionnantes soient ses études, Arnaud n’y voit pas son épanouissement professionnel et ne parvient pas à se sentir utile dans une telle spécialité. Après réflexion il propose ses services à Brest Métropole Océane pour le secteur de la valorisation des déchets. « L’avantage c’est que c’est un métier d’avenir ! » ironise-t-il. Aujourd’hui il ne regrette pas son choix et apprécie d’être dans le concret et mesure chaque jour l’étendue de la tâche. Sa passion des pierres s’exprime plutôt dans ses loisirs et son engagement bénévole. Avec l’office du tourisme, il anime des balades nature. Son circuit est un mélange de ville et de campagne car il aime faire le lien entre les roches d’affleurement observées sur les plages et les pierres de construction utilisées en ville, notamment à la maison des seigneurs. « La balade se termine à l’église car c’est vraiment un condensé de toutes les roches que l’on peut trouver par ici ». Bénévole également pour Bretagne Vivante, Arnaud enfile parfois son habit de guide pointu pour un public de naturalistes avertis. A ces occasions, les roches sont passées au scanner du professionnel qui promène son auditoire de la pointe Saint-Mathieu jusqu’à Kermorvan en passant par tous les sites qui revêtent une importance géologique, poussant parfois jusqu’à Brenter en Ploumoguer.
L’agenda d’Arnaud Botquélen serait déjà assez bien rempli avec toutes ces activités… mais il faut croire que non ! Lorsque la municipalité l’a sollicité pour la section environnement, il a répondu à l’appel et est devenu conseiller municipal. Son moteur c’est le goût de faire avancer l’environnement dans la commune. Profondément attaché à son rocher, Arnaud déploie une belle énergie au service du patrimoine naturel du Conquet. Fier d’annoncer que la municipalité va adopter la démarche d’un agenda 21, il espère que l’état des lieux économique, social et environnemental sera fini en fin d’année et que 2010 sera consacré à l’élaboration des objectifs. « Quand nous aurons présenté l’état des lieux à la population, nous ferons appel aux administrés qui ont des compétences intéressantes, pour participer à des groupes de travail. Le but est de réaliser notre agenda local, en fonction de nos spécificités, comme le port de pêche par exemple ». Arnaud espère que tout le monde apportera sa pierre à l’édifice : agents techniques, habitants, parc marin, département, pêcheurs, agriculteurs, etc. Une bonne volonté communicative d’un conseiller impliqué, qui cherche avant tout à faire avancer le débat environnemental.
Si vous étiez un minéral ?
La Staurotide (minéral emblématique de Bretagne!)
Si vous étiez un site géologique ?
La Presqu'ïle de Crozon
Si vous étiez un fossile, de quel animal disparu s'agirait-il ?
L'antilope bleue
Si vous étiez un naturaliste de légende ?
Charles Darwin (assez classique...)
Votre rêve le plus fou ?
Faire un saut temporel de 10 000 ans afin de me rendre compte de "l'état" de l'espèce humaine...
Ar Viltansou
Pour adhérer à l’association ou faire un don, il suffit d’entrer en relation avec Arnaud Botquélen. Adresse : 14 rue Poncelin 29217 Le Conquet. Tél. : 06 11 81 58 83. Mail : arnaud@arviltansou.org. Site : www.arviltansou.org. Prix adhésion : 5 euros.
14:31 Publié dans Escales et rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : arnaud, botquélen, ar viltansou, le conquet, finistere, nettoyage, plage
21.01.2010
Coucher de soleil au Conquet
Janvier tourne la page d'un début d'hiver pénible en Finistère... Après la pluie le beau temps !
Voici quelques photos prises l'été dernier pour rêver à un mois de juin aussi magique que celui de 2009...
Visualisez le dernier album du blog !
Et au fait... Bloavez Mad !
15:04 Publié dans Escales et rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le conquet, ouessant, archipel molène, mer d'iroise, album, photos
17.04.2008
L'optimist : de la découverte à la compétition
L'Optimist est utilisé pour la découverte de la voile jusqu’à la compétition au plus haut niveau : c'est ce qui fait son succès depuis si longtemps... quel bateau offre autant de possibilités ?
Le bateau d'Eleonore du club de Pyla-sur-Mer
Le jeu du bateau fantôme
Pour les plus petits, les moniteurs de voile inventent mille jeux. Parmi eux, celui du bateau fantôme est toujours très drôle pour les enfants : imaginez les parents qui attendent avec un peu d’inquiétude leurs petits et qui voient arriver le moniteur sur son bateau à moteur, tractant une ribambelle de bateaux vides… parce que les enfants se sont allongés dans le fond pour faire croire à leur disparition… frissons garantis pour les parents, rires assurés pour les enfants !
Bateau de régate
Après la découverte, puis l’initiation, pour certains, cela tourne à la passion ! L’Optimist devient alors un bateau de régate sur lequel des jeunes pratiquent la compétition jusqu’à quatorze ans !
Le haut niveau est exigeant…
A ce niveau-là, chaque détail technique est minutieusement préparé pour atteindre la meilleure performance : le plastique de la coque est très léger et rigide, la voile est neuve et parfaitement réglée avec des petits bouts fins en excellent état, le stick de la barre ne donne aucun signe de faiblesse et le jeune skipper est super entraîné ! Maniement du bateau, tactique et stratégie n’ont plus de secret pour lui : ne reste plus qu’à en découdre sur tous les plans d’eau de Bretagne et d’ailleurs, pour arriver jusqu’au podium…
La fiche technique de l’Optimist
Longueur : 2,34 mètres
Largeur : 1,34 mètres
Poids : 35 kilos
Tirant d’eau : 0,78 mètres
Mât : 2,35 mètres
Surface de la voile : 3,60 m²
09:05 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Optimist, bateau, enfant, voile, livarde




